Ars brevis vita longa


Publié dans + Valentina Pini jusqu’au 20 janvier Espace Labo Genève par Catherine Cochard le 18/12/2009

Née en 1982 au Tessin, Valentina Pini vit et travaille à Genève en tant qu’artiste et enseignante. A l’âge de 21 ans elle s’installe à Genève pour suivre sa formation artistique à la Haute école d’art et de design – Genève (HEAD). En 2004 elle étudie une année à l’Akademie der Bildenden Künste de Vienne et en 2007 elle obtient son diplôme en arts visuels à Genève. Son travail s’articule autour du dessin, de la sculpture et de l’installation.

Pouvez vous décrire votre œuvre ?
Mon but par le biais de ce dessin, c’est de plonger le spectateur dans un univers ambigu. Par des nuances et des assemblages hétérogènes, le dessin dévoile un objet méconnaissable. Les lignes d’encre se transforment en veines du bois, elles se répètent jusqu’à se perdre et devenir une géométrie « naturelle ».

Quelles sont les références auxquelles vous faites appel ?
Les propriétés de la matière, les ressources souterraines, les mondes occultes, les particules énigmatiques, la contrefaçon, la géométrie de la nature, la Wunderkammer, les phénomènes physiques, l’artisanat, le contraste naturel/artificiel, les univers archaïques…

De quelle manière aimeriez-vous que votre œuvre soit perçue ?
J’essaie de mettre en place une atmosphère insolite et anachronique qui leurre le spectateur. La matérialité de l’œuvre, de par son apparence trompeuse, suscite une certaine curiosité. Chaque œuvre nécessite une observation minutieuse et une projection métaphorique.
 Une autre clef de lecture de l’œuvre : l’espace et le lieu d’exposition qui peuvent devenir un point de départ de la démarche artistique.

Quelle est la part intime de votre œuvre, les éléments personnels sous-jacents ?
Un « dérèglement » des sens, un esprit curieux et l’envie d’entrer directement en contact avec la matière. La mise en place d’un univers – étrange, mystérieux – cultivé au fil du temps.

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